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1-Comment débuter votre arbre généalogique

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1– Comment débuter votre arbre généalogique
Plusieurs types de généalogie familiale :
• La généalogie ascendante ou complète: on débute par un individu que l’on
dénomme individu « racine » ou « de cujus » et on recherche tous ses ancêtres aussi
bien du côté de la ligne paternelle que de la ligne maternelle
• La généalogie ascendante agnatique ou patronymique: on recherche tous les
ascendants hommes d’une personne, transmission du nom (patronyme)
• La généalogie ascendante cognatique : on recherche tous les ascendants femmes
d’une personne
• La généalogie descendante : on recherche tous les descendants d’une personne et
cela devra donc prendre en compte, les frères, les sœurs, les neveux, les nièces etc….
• La généalogie descendante patronymique : on ne recense que les descendants
mâles portant le nom de l’ancêtre choisi.
Comment débuter une généalogie ascendante ?:
1. Tout d’abord, collecter tous les documents familiaux que vous pouvez trouver :
livrets de famille, passeports, carte d’identité, livrets militaires, diplômes etc…
Mais aussi les faire-part(, les correspondances, les photographies, les documents
notariés (comme les contrats de mariage), les coupures de presse et bien entendu tous
les témoignages, souvenirs (mémoire familiale) des personnes plus âgées…. attention
la mémoire est sélective et/ou imprécise.
2. Collecter les actes d’état civil complets (naissance, mariage, décès…) : demander
ces actes aux services de l’état civil des mairies où ont eu lieu ces événements.Vous
pouvez démarrer avec votre acte de naissance où figure la date et le lieu de naissance
de vos parents. Vous trouverez sur leur acte de naissance, en mention marginale, leur
date et lieu de mariage…
Attention à la loi des 75 ans : La consultation des archives, entre autre de l’état civil, des
dossiers judiciaires, de l’enregistrement, des minutes notariales, des registres matricules, des
75 dernières années ne peut être demandée que sous certaines conditions :
Actes de naissance ou de mariage : Seules les personnes suivantes peuvent obtenir un
extrait avec filiation d’un acte de naissance ou de mariage :
➢ L’intéressé lui-même, à condition qu’il soit majeur
➢ Les ascendants ou descendants majeurs en ligne directe de la personne que l’acte
concerne
➢ Le conjoint majeur de la personne que l’acte concerne (le concubin n’est pas assimilé
au conjoint).
1– Comment débuter votre arbre généalogique
Il faut fournir impérativement l’indication des nom et prénoms usuels de l’individu et la
date et le lieu de l’événement.
Actes de décès : Les copies d’actes de décès peuvent être délivrées à toute personne.
Toute personne peut obtenir un extrait sans filiation d’un acte de naissance ou de mariage.
Le contenu de chaque acte
Créé en 1793, l’état civil est tenu par chaque mairie en double exemplaire. Ses registres
contiennent essentiellement – mélangés ou non – des actes de naissances, mariages et
décès.
! Le contenu de chaque acte a évolué suivant les réglementations depuis 1792
L’acte de naissance
• nom et prénom(s) du nouveau né,
• date, heure et lieu de naissance,
• noms et prénoms, professions, état matrimonial (mariés ou non) des parents, avec
leur âge, remplacés à partir de 1922 par leurs date et lieu de naissance,
• identités des déclarants et témoins.
Mentions marginales :
• reconnaissance et légitimation,
• R.C. (= Répertoire civil : majeurs sous tutelle ou curatelle),
• depuis 1897, date et lieu des mariages et divorces, avec les nom et prénoms du ou des
conjoint(s),
• depuis 1945, date et lieu du décès.
Acte de mariage
Pour chaque époux :
• nom, prénom(s), profession et domicile,
• date et son lieu de naissance,
• filiation, avec précision éventuelle du prédécès des parents,
• situation matrimoniale (veuf ou divorcé),
• à partir de 1850, référence d’un éventuel contrat de mariage,
• identités (noms, prénoms, professions) et autrefois âges et éventuels liens de parenté
des témoins,
• parfois, une légitimation (déclaration par laquelle un des époux ou les deux déclarent
légitimer un enfant naturel né avant le mariage).
Mention marginale : divorce (date et tribunal).
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Acte de décès
• date et lieu du décès
• nom et prénom(s) du défunt, ses profession et domicile,
• statut matrimonial (veuf, époux ou divorcé et de qui),
• filiation, avec précision du prédécès des parents,
• date et lieu de naissance.
Attention : ces deux dernières rubriques, qui n’ont été obligatoires qu’à partir de 1823,
étaient souvent mal renseignées, lorsque les déclarants étaient mal informés.
Générations et numérotation en généalogie :
Dès que l’on commence ses recherches généalogiques, se pose le problème du classement,
du repérage parmi les générations.
Les générations d’ancêtres
Vous voyez dans le tableau ci-dessous le nombre d’ancêtres théoriques à chaque génération.
Génération Nombre d’Ancêtres Génération Nombre d’Ancêtres
1 9 256
2 2 10 512
3 4 11 1 024
4 8 12 2 048
5 16 13 4 096
6 32 14 8 192
7 64 15 16 384
8 128 20 524 288
Le nombre d’ancêtres double à chaque génération.
La numérotation en généalogie :
Il est indispensable de donner un numéro à ses ancêtres afin de s’y retrouver.
La numérotation ascendante Sosa-Stradonitz, est la plus pratique et la plus utilisée pour
l’établissement d’une généalogie ascendante.
Ce système a été inventé par l’Allemand Michel Eyzinger en 1590. Il est ensuite repris par
Jérôme de Sosa en 1676 puis par Kerule von Stradonitz au XIXe siècle.
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Son principe :
• Chaque ancêtre a un numéro invariable.
• La numérotation part de la personne dont on fait l’ascendance, de-cujus, il porte le
numéro 1.
• Son père porte le numéro 2 et sa mère le numéro 3.
• Le numéro 4 est son grand-père paternel, le numéro 5 sa grand-mère paternelle, le
numéro 6 son grand-père maternel et le numéro 7 sa grand-mère maternelle.
• Et ainsi de suite…
Régles de la numérotation sosa
• Un chiffre pair désigne toujours un homme, un chiffre impair une femme sauf bien
sûr le numéro 1 qui est un homme ou une femme
• Le numéro d’un père est le double de celui de son enfant
• Le numéro d’une femme est celui de son mari plus 1
• Le numéro d’une mère est le double de celui de son enfant plus un
! Ce système ne tient compte que des ascendants directs. Les collatéraux n’ont pas de
numéro.
! La numérotation sosa établie n’est valable que pour un individu (de cujus). Pour ses
enfants ou ses petits-enfants, la numérotation est à refaire.
L’orthographe du nom a-t-elle pu changer ?
Jusqu’au début du XXe
siècle, les noms de famille n’avaient pas d’orthographe : dans un seul
et même acte, une même personne pouvait voir le sien orthographié de deux à trois façons
différentes : Dupond et Dupont ; Houdard et Oudart ; Delaplace, Laplace et Place… Vous
pouvez donc parfaitement être cousin proche avec un homonyme, dont le nom
s’orthographie différemment du vôtre !
Quelques conseils pour vos recherches généalogiques
• Utilisez un cahier ou des fiches que vous mettrez dans un classeur (pas de feuilles
volantes que vous risquez de perdre)
• Dans ce cahier ou fiches, notez tout ce que vous trouvez au fur et à mesure de vos
recherches
• Mentionnez la source, la date de découverte de l’information…
• Bien s’organiser : Le généalogiste doit être ordonné et rigoureux.
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Quelques abbréviations :
o : Naissance
x : Mariage
x2 ou x3… : 2eme mariage, 3eme mariage
+ : Décès
(+) : Inhumation
< 1800 : avant 1800
> 1800 : après 1800
ca (du latin circa) : environ
Quelques dates :
Août 1539 : ordonnance de Villers-Cotterêts à l’origine des registres de baptêmes
François 1er, par cette ordonnance, impose aux curés la rédaction de registres de baptême en
français. L’article 51 énonce ainsi : « Aussi sera faict reg(ist)re en forme de preuve des
baptesmes, qui contiendront le temps et lheure de la nativite, et par lextraict dudict
reg(ist)re se po(ur)ra prouver le temps de maiorite ou minorite et fera plaine foy a ceste
fin ». Quant à l’article 111, il précise qu’il est exigé de « prononcer et expedier tous actes en
langage francoys ». Environ 1 300 registres de cette époque sont parvenus jusqu’à nous.
Mai 1579 : ordonnance de Blois à l’origine des registres de mariage et de sépultures
L’exigence de Villers-Cotterêts relative aux registres de baptêmes est étendue aux registres
de mariages et de sépultures, afin d’éviter la polygamie et les unions clandestines
(article 181 de l’ordonnance de Blois) : « pour éviter les preuves par témoins, que l’on est
souvent contraint faire en justice, touchant les naissances, mariages, morts et enterremens
des personnes, enjoignons à nos greffiers en chef de poursuivre par chacun an tous curés ou
leurs vicaires du ressort de leurs sièges, d’apporter dedans deux mois après la fin de
chacune année, les registres des baptêmes, mariages et sépultures de leurs paroisses faits en
icelle année… »
Sont également précisées les conditions de validité du mariage : la publication de trois bans,
la présence de quatre témoins et le consentement des parents (articles 40 à 42). Cette
dernière modalité s’oppose à la conception catholique du sacrement du mariage, définie
seize ans plus tôt lors du concile de Trente, qui place le consentement mutuel des époux au
centre de l’union.
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Avril 1667 : ordonnance de Saint-Germain-en-Laye ou Code Louis à l’origine des deux
exemplaires des registres paroissiaux
Le Code Louis impose la tenue des registres paroissiaux (baptêmes, mariages et sépultures)
en deux exemplaires. L’exemplaire original, nommé la « minute » était conservé par le curé,
tandis que la copie, nommé la « grosse », était déposée au greffe du tribunal royal le plus
proche. C’est pourquoi il est beaucoup plus fréquent que les registres paroissiaux conservés
aux Archives départementales débutent en 1668 et non en 1539 ou 1579 : car même si l’un
des exemplaires n’a pas résisté à l’épreuve du temps, l’autre a pu être conservé.
Avril 1736 : déclaration du Roi à l’origine des deux exemplaires identiques des
registres paroissiaux
La lettre circulaire de Louis XV, rédigée à Versailles le 9 avril 1736, (re)précise la manière
dont doivent être consignés les registres paroissiaux : « Dans chaque Paroisse de notre
Royaume, il y aura deux registres qui seront reputez tous deux authentiques, & feront
également foi en Justice, pour y inscrire les Batêmes, mariages et sepultures qui se feront
dans le cours de chaque année » (article I). Cette déclaration oblige ainsi les curés à tenir
deux registres identiques, et non plus un registre et sa copie sommaire. Elle vient renforcer
le Code Louis qui était malheureusement peu respecté. Et de fait, les registres paroissiaux ne
débutent parfois qu’en 1737.
Septembre 1792 : décrets à l’origine de l’état civil laïque
Les actes de naissances, mariages et décès de tous les Français, quelle que soit leur religion,
sont portés séparément sur des registres en mairie par l’officier d’état civil (le maire ou un
adjoint). L’État se substitue ainsi à l’Église dans la tenue des registres mais les registres
paroissiaux ne sont pas supprimés pour autant : ils sont nommés registres de catholicité
après la Révolution. Les registres sont tenus en deux exemplaires. Ces décrets prévoient
également la tenue de tables alphabétiques annuelles et décennales.
1823 : origine et filiation des défunts
Les noms et prénoms des parents du défunt, ainsi que son lieu de naissance doivent être
mentionnés sur son acte de décès. Dans la pratique, l’information manque souvent.
Avril 1886 : mention du divorce en marge de l’acte de mariage
La date du divorce doit être indiquée en marge de l’acte de mariage.
Août 1897 : mention du mariage en marge de l’acte de naissance
Les références du mariage (date, lieu, identité du conjoint) sont indiquées dans la marge de
l’acte de naissance.
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1– Comment débuter votre arbre généalogique
Octobre 1922 : mentions des dates et lieux de naissances dans les divers actes d’état
civil
Les dates et lieux de naissance des parents doivent être indiqués dans les actes de naissance
de leur enfant. Par ailleurs, les dates et lieux de naissance d’un individu doivent être
indiqués dans ses actes de mariage et de décès.
1877 : Création du Livret de Famille à Paris pour que chaque foyer conserve désormais
chez lui un résumé certifié conforme des actes le concernant, les livrets de famille sont
généralisés sur l’ensemble de la France en 1884. Avant : pas de livrets. Malgré tout, 1877,
ce n’est pas négligeable. Cela représente 140 ans, presque un siècle et demi. Les livrets les
plus anciens concernent donc des mariés nés vers 1850.
1924 29 avril — Les documents ayant plus de 100 ans conservés aux archives communales
peuvent être déposées aux Archives Départementales par le maire après avis du conseil
municipal.
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